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vendredi 28 novembre 2014

La fin est proche - Mandalay / Yangon, Myanmar

15 novembre 2014 - Mandalay est la seconde plus grande ville du Myanmar après Yangon. Suite aux recommendations de plusieurs autres voyageurs, nous avons décidé d'y consacrer peu de temps. Dès notre arrivée en ville au milieu de l'après-midi, nous nous sommes rendus à la colline de Mandalay pour le coucher du soleil, qui fût un peu décevant. Le point de vue était plutôt ordinaire. En soirée, Rein et moi retrouvons deux autres filles de Kopan qui se joignent à nous pour un souper vraiment très agréable.

Le lendemain matin, Moa a quitté pour Yangon pour attraper son vol. Après près d'un mois à voyager ensemble, ça m'a fait drôle de lui dire au revoir. C'était la première fois en six mois que je voyageais aussi longtemps avec quelqu'un. Dan et moi profitons de notre journée à Mandalay pour faire un tour de petites villes des environs. Ce tour fût mitigé, certaines visites étaient intéressantes, mais la plupart furent décevantes. Nous avons visité un monastère à Amarapura (horriblement touristique), une pagode au sommet d'une colline à Sagaing (ordinaire), des ruines et un temple en bois à Inn Wa en calèche (bien) et le pont d'U Bein pour le coucher de soleil (spectaculaire).

Le matin suivant, se fût mon tour de quitter Mandalay pour Yangon. Encore des au revoir difficiles, cette fois avec Dan. Je me sentais définitivement nostalgique, il s'agissait de ma dernière journée entière en Asie après tout. À Yangon, j'ai passé ma dernière soirée avec des gens rencontrés dans mon dortoir. Le lendemain avant-midi, je prenais un taxi vers l'aéroport pour quitter le Myanmar.

Ceci sonne déjà la fin de mon voyage en Asie! Les six derniers mois ont étrangement passés à la fois rapidement et lentement. Lorsque je repense à la maison, j'ai l'impression que c'était hier, alors que si je repense au début de mon voyage (au Vietnam par exemple), j'ai l'impression que ça fait si longtemps.

Mosaïque au temple du sommet de la colline de Mandalay

Coucher de soleil au sommet de la colline de Mandalay

Touristes attendant l'aumôme des moines au monastère d'Amarapura. Il ne s'agit qu'environ du quart des touristes présents sur place... Un véritable zoo humain.

Ruines de Yedanasini à Inn Wa

Ruines de Yedanasini à Inn Wa

Temple en bois de Bagaya Kyaung à Inn Wa

Tour de Namyin à Inn Wa. L'étage supérieur a été lourdement endommagé par un tremblement de terre.

Ruines du monatère de Maha Aungmye Bonzan à Inn Wa

Pont d'U Bein où les gens s'entassent pour observer le coucher du soleil

Pont d'U Bein lors du coucher de soleil. La pile de ma caméra m'ayant abandonnée au moment fatidique, j'ai volé cette photo à Dan...!



samedi 1 novembre 2014

Myanmar, te voilà enfin - Yangon, Myanmar

23 octobre 2014 - Après deux courts vols à partir de Kathmandu avec un arrêt au Bangladesh, je suis finalement atterri à Yangon au Myanmar (ancienne Birmanie), dernière destination de mon voyage. J'étais très excité à l'idée de visiter le Myanmar, ce joyau encore peu visité d'Asie (de moins en moins vrai cependant). Mes attentes étaient gonflées par tous les merveilleux commentaires que j'ai entendu à propos de ce pays et de son peuple.

Yangon, aussi connue sous le nom de Rangoon, est la métropole et ancienne capitale du pays. Il n'y a que quelques attraits touristiques qui sont majoritairement religieux, je ne m'y suis donc pas trop attardé. J'ai visité le centre de la ville à pied, dont Sule Paya, pagode au coeur de Yangon. Les pagodes birmanes comportent presque toujours une grande stupa dorée, plusieurs statues de Bouddha et d'importants maîtres bouddhistes et des postes planétaires (i.e. statues de jours d'anniversaire). J'ai également visité l'impressionante Shwedagon Paya, soit la plus grande pagode du Myanmar. Il s'agit d'un lieu de pélerinage majeur pour les Birmans bouddhistes et d'un incontournable pour les visiteurs. Tout est doré, c'est magnifique. Avec Moa, une Suédoise rencontrée à mon auberge de jeunesse, j'ai finalement visité quelques gigantesques statues de Bouddha à l'extérieur du centre de Yangon. Toutes ces visites m'ont fait réaliser à quel point j'en aurai rapidement assez de visiter des pagodes et stupas...!

À mon arrivée au Myanmar, c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'Asie du Sud-Est que j'avais quittée il y a quelques mois déjà. Mais il y a définitivement ici des différences avec les autres pays que j'ai visités dans la région. Au cours de mes quelques jours à Yangon, j'ai pu découvrir et observer certaines traditions qui sont propres au Myanmar. En fait, quelques minutes dans les rues de Yangon suffisent pour remarquer ces coutumes qui peuvent d'abord sembler étranges.
  • La plupart des hommes portent le longyi, soit une jupe semblable à une serviette nouée à la taille. 
  • La majorité des femmes et des enfants (garçons et filles) se couvrent les joues ou le visage entier avec du danaka, soit une pâte jaune tirée d'un arbre. Pour eux, il s'agit de maquillage. Le danaka offre aussi une protection contre le soleil et garde la peau fraîche.
  • Plusieurs gens mâchent des noix d'arec (ou noix de bétel), équivalent au tabac à chiquer. Cette noix a la particularité de tâcher les dents en rouge. De plus, les gens crachent partout, on retrouve donc des tâches rouges partout au sol.
  • Pour attirer l'attention (d'un serveur au restaurant par exemple), les Birmans font des bruits de baiser (des "smooshs"), ce qui est franchement déstabilisant la première fois!

Tous les commentaires que j'ai entendus avant mon arrivée au Myanmar étaient unanimes sur un point: les Birmans forment un peuple très accueillant et d'une extrême gentillesse. Après mon court séjour à Yangon, je peux déjà confirmer que c'est vrai, et ce malgré que Yangon soit une grande ville. Les gens ici sont tout simplement extraordinaires! Ils sont curieux et heureux de discuter avec les étrangers, ils sont très serviables et heureux de pouvoir aider. Même en ville, je n'avais pas l'impression que les gens me voyaient comme un guichet automatique et qu'ils essaient de me soutirer le plus d'argent possible (à quelques exceptions près).

Mon séjour dans ce pays s'annonce être extraordinaire!


Mon vol de Dakha, Bangladesh à Yangon, Myanmar était pratiquement vide...! L'agent de bord a même insisté pour que l'on prenne deux repas! Il y a effectivement peu de gens qui visite le Myanmar...

Moi devant la stupa centrale de Sule Paya

Poste planétaire du samedi. Au Myanmar, les stupas sont entourées de huit de ces statues, chacune représentant un jour de la semaine (mercredi étant séparé en matin et soir) et une planète. Les gens viennent prier devant la statue de leur journée de naissance. Ils versents aussi de l'eau cinq fois sur la statue. De plus, chaque jour a son animal et son chiffre chanceux. Dans mon cas, je suis un samedi, ce qui est représenté par un serpent ou dragon et mon nombre chanceux est le 10.

Monument de l'indépendance devant un immeuble datant de l'occupation britannique.

Temple recouvert de miroirs. Afin que les joints soient verts, ce travailleur peinturait la surface en vert, puis lavait les miroirs.

Magnifiques demeures à Yangon. Certains Birmans et étrangers sont très riches...

... alors que d'autres sont beaucoup plus pauvres. On retrouve de ces blocs à appartements un peu partout en ville.

Ngahtatgyi Paya

Shwedagon Paya. Malheureusement, il y avait des travaux de restoration lors de ma visite. En temps normal, l'immense stupa est entièrement dorée.

Shwedagon Paya. Le site autour de la stupa centrale est gigantesque et comprend des dizaines de temples avec des statues de Bouddha et autres monuments religieux.

Shwedagon Paya au coucher du soleil

Gigantesque Bouddha couché à Chaukhtatgyi. Pour donner une idée de grandeur, la bouche fait 3m de long.

Portail devant la résidence de Aung San Suu Kyi où est elle fût gardée prisonnière durant de nombreuses années. Elle n'y vit plus maintenant. On ne peut malheureusement pas voir la maison derrière le mur.

Bureau de la Ligue Nationale pour la Démocratie, parti politique de Aung San Suu Kyi

lundi 20 octobre 2014

Safari, sacrifices et vieilles pantoufles - Parc national du Chitwan / Gorkha / Kathmandu, Népal

20 octobre 2014 - Lors de mon séjour à Lumbini, j'ai réalisé que j'avais du temps lors de ma dernière semaine au Népal pour ajouter une destination non-prévue à mon itinéraire: le Parc national du Chitwan. Comme j'étais à la dernière minute et que je n'avais rien lu sur cette région, j'ai décidé de payer pour un forfait de deux nuits comprenant plusieurs activités (dont certaines ne m'enchantaient pas vraiment...). Il s'agissait d'une manière simple et rapide de visiter ce parc.

Le Parc national du Chitwan est situé tout au sud du pays à la frontière avec l'Inde, entre Pokhara et Kathmandu. Cette région est reconnue pour ces nombreux animaux en voie de disparition, comme le rhinocéros à une corne et le tigre du Bengal, msis aussi pour ses léopards, éléphants, crocodiles, ours et de nombreuses espèces d'oiseaux. Je suis arrivé à Sauhara, ville à l'entrée du parc, sous une pluie torentielle (restant du cyclone Hudhud). La plupart des activités du jour ont été annulées à mon grand bonheur. Il s'agissait d'une visite d'un village de la minorité Thrasu. Par expérience, ce genre de visite ressemble à zoo humain où les villageois agissent selon des traditions qu'ils ne suivent souvent plus pour divertir les touristes. Il y a quelque chose d'étrange dans ces visites qui me rend mal à aise. Par contre, j'ai assisté à un spectacle de danse traditionnelle thrasu, qui fût beaucoup plus plaisant que je m'attendais.

Le lendemain, la journée fût heureusement ensoleillée. Au programme: tour de canoë en espérant voir des crocodiles, marche en forêt, visite du centre de reproduction d'éléphant et safari à dos d'éléphant en espérant apercevoir des rhinocéros et des tigres. À ma guesthouse, nous n'étions que trois (moi et deux Chinoises), ce qui était parfait en comparaison aux groupes de 20 personnes que nous avons croisés. Le tour de canoë a été absolument extraordinaire, car nous avons aperçu au moins cinq crocodiles sur les berges! Certains étaient franchement impressionnants! Lors de la marche en forêt et le safari, nous n'avons pas vu d'animaux exotiques et c'est bien normal... Il y avait tellement de groupes de touristes qui se baladaient dans la même région du parc (près de l'entrée), il est impossible selon moi d'observer les célèbres rhinos et tigres. Il faut se rendre plus profond dans le parc, ce qui implique plus de temps et plus de sous. J'ai hésité pour le safari à dos d'éléphant pour des raisons éthiques concernant le traitement des animaux. J'ai refusé de m'inscrire à plusieurs activités de ce genre au Laos et en Thaïlande sachant que les bêtes sont plus souvent qu'autrement maltraités. J'espérais que ce soit différent au Népal. Après ce que j'ai vu durant mon safari, je crois malheureusement que plusieurs éléphants n'ont pas un traitement convenable (sans vraiment savoir par contre). Certains d'entre eux semblaient mal en point et certains mahouts (i.e. "conducteurs" d'éléphants) étaient durs avec leur monture et les frappaient constamment. Mon éléphant semblait fatigué par moment et le mahout le forçait à continuer. Bref, c'est bien plaisant une balade à dos d'éléphant, mais j'ai un peu regretté de l'avoir fait par après.

Le bilan de mon expérience au Parc national du Chitwan est tout même positif. Il y a moyen de profiter de la beauté du parc autrement qu'avec un forfait et en évitant les activités trop touristiques. Il suffit de bien se renseigner en avance et de prendre le temps d'y rester suffisamment longtemps, ce qui n'a pas été mon cas.

Je me suis par la suite dirigé vers Gorkha, importante ville historique de l'époque des Shahs. Il s'agissait de ma dernière destination népalaise avant mon retour à Kathmandu pour mon vol. Peu de touristes prennent le temps de visiter Gorkha, c'est bien dommage. J'ai tranquillement visité la vieille ville et le fameux Durbar de la ville situé au sommet d'une colline (total de 1500 marche!). Magnifiques temples et palais de style Newari comme j'en ai vu un peu partout au Népal. Cependant, il s'y passait quelque chose de curieux cette journée. Durant l'ascension de l'escalier vers le Durbar, j'ai remarqué des traînées de sang sur les marches... C'est que plusieurs locaux descendaient l'escalier avec un sac contenant ce qui semblait être une chèvre (reconnaissable par les sabots qui sortaient du sac) ou une poule décapitée. Au centre du Durbar, les gens faisaient la queue avec leur animal vivant afin de le faire tuer ou avec la carcasse afin de la faire bénir (je n'en sais rien en fait, c'est une hypothèse). Il y avait du sang partout au sol, c'était plutôt particulier comme scène, je ne m'attendais définitivement pas à ça! J'ai tenté de me renseigner sur la raison de tous ces sacrifices, mais personne n'a pu me répondre clairement. Selon moi, ces sacrifices marquaient la fin du Dashain, le plus important festival hindou du Népal. J'ai passé ma dernière journée à Gorkha à errer dans les environs. J'ai découvert un extraordinaire point de vue tout à fait par hasard où j'ai passé du temps à admirer le paysage et à lire.

Suite à Gorkha, je suis revenu à Kathmandu pour la troisième fois de mon séjour. C'était comme enfiler des vieilles pantoufles! Je suis resté à la même guesthouse où le gérant (également gérant de l'agence avec laquelle j'ai fait mon trek) m'a accueilli à bras ouverts. Très sympathique, il m'a placé dans la même chambre au même prix qu'en basse saison alors que les prix ont presque doublés! J'ai passé mon temps à régler quelques trucs de logistique et à préparer mon voyage Myanmar.

Voilà ce qui met fin à mon séjour au Népal, pays que j'ai adoré! Il s'agit de mon coup de coeur jusqu'à présent!

Paysage dans le parc national du Chitwan. Les paysages ici n'ont rien à voir avec le reste du Népal.

Énorme crocodile aperçu durant le tour de canoë (ou plutôt de pirogue). Mêmes les guide étaient impressionnés par sa taille.

Autre crocodile. Quelques-uns des crocodiles aperçus étaient immobiles la gueule grande ouverte comme celui-ci.

Nous avons aussi vu quelques oiseaux dont des grues comme celle-ci

Selfie sur la rivière. La fille derrière moi n'en croyait pas ses yeux...!

Autre paysage du parc national du Chitwan. Je me croyais en Afrique par moments.

Notre guide jouant au héros alors qu'il a transporté les deux Chinoises... Et non, il ne m'a pas trasporté en princesse, j'ai traversé le ruisseau moi-même comme un grand! Il était drôle, il se prenait au sérieux pour impressionner les deux filles... Après nous avoir expliqué que faire en cas d'attaque de rhinocéros ou de tigre (i.e. rien, on attend ses instructions...), il nous a rassuré en disant: "Don't worry because you're with me!". J'ai alors étouffé un fou rire!

Éléphante et son éléphanteau au centre de reproduction d'éléphants du Chitwan. Plusieurs des éléphants entraînés ici seront utlisés par le gouvernement pour de gros travaux.

Plusieurs éléments sur cette photo. D'abord, on peut voir le type de pirogue utilisé pour les tours sur la rivière. Elles sont fabriquées à partir d'un seul morceau de bois.  Ensuite, oui, il y avait beaucoup de touristes, trop pour sérieusement espérer voir des animaux plus rares. Finalement, belle vue sur l'Himalaya (le Manaslu pour être exact)!

Zone verdoyante du parc du Chitwan

Lors du safari à dos d'éléphant, certaines zones étaient couvertes d'herbes plus hautes que les éléphants... c'est à se demander comment pouvions-nous apercevoir des animaux dans cette savane. La meilleure saison pour l'observation d'animaux est en mars-avril, après que les locaux aient brûlés les champs.

Dans la forêt, nous avons finalement aperçu des cerfs (du moins, ils appellent ça des cerfs, mais ils me semblaient plutôt gros)

Temple pour Mahadev (Shiva) dans la vieille ville de Gorkha

Vue sur la vieille ville de Gorkha

Chèvre décapitée. J'ai vu plusieurs locaux descendre du Durbar de Gorkha avec de tels sacs, laissant derrière eux une belle traînée de sang...

Palais Dhuni Pati du Durbar de Gorkha

Gens faisant la queue pour un temple avec leur carcasse d'animal pour un quelconque rituel

Littéralement les dernières secondes de vie de ce coq. Avant même que je réalise ce qui se passait, shlak!, on lui a coupé la tête avec un gros couteau traditionnel. Un poulet, c'est pas si mal, je suis bien heureux de ne pas avoir assisté à la décapitation d'une chèvre...

Lieu de sacrifice des poules. Notez les plumes et le sang partout au sol... Pluieurs personnes marchaient pieds nus au milieu de la place...

Encore une fois, magnifique vue sur les montagnes

Gorkha au coucher du soleil

Magnifique endroit trouvé par hasard en me baladant. Il s'agit d'une entrée à un point de vue.

Autre entrée au point de vue. J'étais dans les nuages à ce moment.

samedi 18 octobre 2014

Il est né le divin Bouddha - Tansen / Lumbini, Népal

14 octobre 2014 - Après Pokhara, mon plan était de rester plus à l'ouest et de descendre tout à fait au sud près de la frontière indienne. À cet endroit se trouve Lumbini, l'endroit où Bouddha serait né. Comme j'aime bien le faire, je me suis d'abord arrêté en chemin pour quelques nuits. Cette fois, j'ai fait mon arrêt à Tansen, aussi appelée Palpa par certains locaux.

Tansen est petite ville (quoique plus grande que je m'attendais) très peu touristique comportant des bâtiments historiques et des excursions d'une journée dans les environs. En arrivant en ville, j'ai repéré le très réputé centre d'information touristique qui est doublé d'une guesthouse où je suis d'ailleurs resté. Le vieil homme tenant l'endroit, Man Mohan, est passionné de sa région et fait un travail fantastique pour y promouvoir le tourisme. Il est très serviable et sympathique. Suite à une visite du centre de la ville, j'ai pris la décision de faire une randonnée le lendemain vers Ranigath. Il s'agit d'un palais surnommé le Taj Mahal du Népal (bon, comparaison tout à fait exagérée) puisqu'il a été construit par un gouverneur suite au décès de sa femme adorée.

Mon trek pour se rendre à Ranigath fût toute une épopée! Même avec une description écrite du trajet et des précisions supplémentaires données par Man Mohan, je me suis perdu dès le début... en fait, il est pratiquement impossible de ne pas se perdre sans un guide. Il n'y a aucune indication en route et il faut prendre des petits sentiers cachés et qui passent entre des maisons. Pas évident! Après deux heures passées à tourner en rond, je suis tombé sur un groupe avec guide que j'ai suivi durant un moment. Puis, j'ai poursuivi seul (ils étaient terriblement lents...) dès que le guide m'assuré que la suite du chemin était directe. Le palais de Ranigath n'était pas si intéressant à visiter, mais l'emplacement est joli et le trek pour s'y rendre plaisant.

J'ai ensuite quitté Tansen pour me rendre à Lumbini. Sur place, le bus m'a fait descendre sur le bord d'une route au beau milieu de nulle part... c'est que deux autres touristes avaient réservé une guesthouse à cet endroit et ils ont simplement décidé de faire descendre tous les Blancs en même temps! Cette guesthouse étant beaucoup trop chère à mon goût, j'ai entrepris de marcher sous un soleil ardent vers ce qui semblait être le centre de Lumbini (i.e. Buddhanagar). Arrivé détrempé de sueur, j'ai réalisé que je n'étais pas au bon endroit... j'avais bien sûr pris la mauvaise direction! J'ai alors pris un bus local vers le centre où j'ai trouvé une excellente guesthouse à bon prix.

La ville de Lumbini est un petit endroit très poussièreux et désertique où il n'y a pratiquement rien. Tout tourne autour de l'immense parc ou site religieux où se trouve l'endroit où serait né Siddhartha Gautama (qui devint éventuellement Bouddha) vers l'an 563 BC. Depuis la création de la zone de développement de Lumbini en 1978, plusieurs nations bouddhistes y ont construit temples et monastères. Pour les bouddhistes, Lumbini est l'un des quatres lieux sacrés de la vie de Bouddha. J'avais donc bien hâte de revoir des temples de tradition de pays que j'ai déjà visités (Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Népal donc tibétain), mais aussi de découvrir de nouvelles traditions (Sri Lanka, Chine, Corée, Myanmar).

Ma visite des sites religieux s'est effectuée en vélo puisque la zone est immense et les monastères sont relativement éparpillés. J'ai rapidement réalisé que la majorité des visiteurs étaient Népalais ou Indiens. Il y avait évidemment beaucoup de Chinois, mais très peu d'Occidentaux. L'endroit est particulier, étrange même. Tous les autres voyageurs à qui j'ai parlé avaient la même impression. Le tout semble laissé à l'abandon. La végétation n'est pas vraiment entretenue. La carte que j'avais ne correspondait pas avec l'état des lieux, certains sentiers n'existaient pas et certains monastères n'étaient pas encore construits. Il y avait plusieurs structures dont la construction semblait avoir été abandonnée au milieu des travaux. Dans chacun des monastères, je n'ai croisé pratiquement personne. Il n'y aucune information à lire non plus. On se retrouve donc à visiter des bâtiments vides. C'est plutôt surprenant compte tenu de l'importance du lieu.

J'y suis resté volontairement une journée de trop afin de passer une journée complète dans un centre de méditation birman. Cependant, les grillages étaient toujours verrouillés et leur boîte de courriels était pleine, je n'ai donc jamais pu communiquer avec eux. Je suis donc allé méditer par moi-même au temple coréen, seul temple qui semblait ouvert aux méditeurs étrangers.

Bref, mon séjour à Lumbini fût intéressant, mais définitivement décevant. Probablement que la situation se sera améliorée dans quelques années.

Vue sur Tansen à partir du parc derrière la ville

Grande porte à Tansen menant à... pas grand chose!

Il y a des avantage à être dans les montagnes plutôt que dans la vallée...!

Village de Gorkhekot en banlieue de Tansen

Palais de Ranigath

Petit village sur le chemin de retour vers Tansen

Route en bordure du site religieux de Lumbini. Que manque-t-il sur cette photo? Allez, c'est facile, c'est évident... il manque des montagnes! C'est plat ici, plat!

Principale artère commerciale de Lumbini. Ville très poussièreuse.

Pilier de Ashoka. Ashoka était un roi qui, lors d'une visite ici en 249 BC, a fait ériger ce pilier avec l'inscription en Brahmi indiquant qu'il s'agit du lieu de naissance du Bouddha.

Allée centrale du site de Lumbini. De chaque côté se trouvent de nombreux monastères de divers pays selon les traditions Theravada (est) et Mahayana (ouest). En avant-plan se trouve la flamme éternelle de la paix et en arrière-plan se trouve la pagode de la paix mondiale de Lumbini.

Temple blanc du monastère de la Thaïlande

Stupa dorée au monastère du Myanmar

Temple du monastère du Vietnam. Les Vietnamiens remportent haut-la-main la palme de la "quétainerie"...! Leurs immeubles sont sublimes, mais il a fallu qu'ils construisent d'horribles fausses montagnes devant le temple! Sans compter les nombreux faux animaux partout à travers le jardin. Mais pourquoi?

Une de ces trois grues est vraie, devinez laquelle! Magnifique oiseau en passant.

Entrée du monastère de la Chine. Un des plus beaux monastères de Lumbini.

Temple de tradition tibétaine doublé d'une stupa sur le toit. Un des plus beaux temples. Apparemment, il aurait été construit par l'Allemagne, mais je n'ai pas eu de confirmation officielle.

Intérieur du temple tibétain de la photo précédente

Pagode de la paix mondiale de Lumbini. Dans la même lignée que celle visitée à Pokhara.